Louise Michel : de l’institutrice à la révolutionnaire (29 mai 1830 – 9 janvier 1905)

9 janvier 2015

Révolutionnaire française, Louise Michel est incontestablement, l’une des grandes figures du mouvement ouvrier. Militante socialiste, ses nombreuses actions l’amènent à plaider en faveur des droits des femmes et à prendre part à la 1ère Internationale.

« Ce n’est pas une miette de pain, c’est la moisson du monde entier qu’il faut à la race humaine, sans exploiteur et sans exploité. »

Révolutionnaire française, Louise Michel est incontestablement, l’une des grandes figures du mouvement ouvrier. Militante socialiste, ses nombreuses actions l’amènent à plaider en faveur des droits des femmes et à prendre part à la 1ère Internationale. Elle s’introduit dans les milieux révolutionnaires et collabore à des journaux d’opposition comme Le Cri du peuple.  Elle participe activement à la Commune de Paris en 1871, notamment aux combats sur les barricades.

Nous sommes le 18 mars 1871, au lendemain de la défaite française contre la Prusse, le peuple se soulève contre les troupes d’Adolphe Thiers, futur président de la République. Le mouvement révolutionnaire est en marche. Louise Michel se bat pour l’avenir de ceux qui n’ont rien. Guerre sociale et symbole du soulèvement du peuple contre la bourgeoisie, la Commune de Paris s’achève dans un bain de sang. C’est un véritable carnage. On chiffre à plus de 30 000, le nombre d’hommes, de femmes et d’enfants massacrés au cours des combats, puis sur l’ordre des cours martiales. Louise Michel sera déportée en Nouvelle-Calédonie des années durant. C’est pendant cette période qu’elle va s’éveiller à la pensée anarchiste.

Libérée après la loi d’amnistie du 12 juillet 1880, elle rejoint la métropole où elle reçoit un accueil triomphal. Elle reprend ses activités militantes et c’est le 9 mars 1883, lors d’une manifestation des « sans-travail » à Paris, qu’elle va arborer pour la première fois, le drapeau noir des Canuts lyonnais, en utilisant un vieux jupon noir fixé sur un manche à balai. Elle devient alors le porte-drapeau de l’anarchisme. Charismatique, elle passionne les foules en raison de son éloquence et sa fougue. Elle met le feu aux consciences et secoue les préjugés du siècle de Victor Hugo, son mentor, avec qui elle va échanger de nombreuses correspondances. Ses multiples engagements en font graduellement un symbole libertaire.

« Ce qui me console, c’est que je vois au-dessus de vous, au-dessus des tribunaux se lever l’aurore de la liberté et de l’égalité humaine. »

Texte de la Défense de Louise Michel, Pro­non­cée le 22 juin 1883, devant la Cour d’Assise de la Seine.

Plus de 120 000 personnes se pressent à ses funérailles, c’est dire l’engouement qu’elle suscite. Sa vie est un exemple de lutte sans compromission avec les règles d’une république qui affame son peuple au profit des plus riches. Cette femme, instruite, cultivée et brillante, a été entourée de nombreuses figures masculines de renom jusqu’à la fin de sa vie.

La passionaria de la Commune de Paris, la rebelle Louise Michel est encore aujourd’hui, l’incarnation populaire de la Révolution, l’image de la Liberté. Si elle a été une figure politique insoumise, il n’en reste pas moins qu’elle a embrassé le camp des plus faibles.

 

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