C’est avec une grande tristesse et beaucoup d’émotion que j’ai appris la disparition de Jean Lévy, délégué régional des Fils et Filles de Déportés Juifs de France.
Infatigable passeur de mémoire, il a œuvré sans relâche pour transmettre l’histoire des déportés, dénoncer la barbarie nazie et rappeler l’horreur de la Shoah, dont il était un rescapé.
Son action résonne particulièrement à Vénissieux, marquée par le sauvetage de 108 enfants juifs, exfiltrés d’un camp d’internement par une communauté d’hommes et de femmes au courage exceptionnel, refusant l’innommable et empêchant leur déportation. Grâce à ces Justes, à ces résistants, qui ne pouvaient tolérer la collaboration active de Vichy et de l’Etat Français, un espoir est né dans le contexte terrible de la grande rafle du 26 août 1942.
Comme le rappelait Jean Lévy, « l’histoire de la Shoah répond aussi à un devoir civique ». Restons fidèles à son engagement constant contre l’oubli et pour la transmission de cette mémoire, un exemple précieux pour les jeunes générations.
Vénissieux, ville de Résistance, perd un compagnon fidèle très lié à notre travail de mémoire et à son histoire.
En mon nom personnel et au nom de la Ville de Vénissieux, j’adresse mes sincères condoléances à sa famille, à ses proches et aux membres des Fils et Filles de Déportés Juifs de France.

