En annonçant, le 20 janvier, la fermeture de son bureau d’études sur le site emblématique de Vénissieux et la suppression d’une quarantaine d’emplois, Bosch confirme son choix de l’abandon industriel et son désengagement du territoire français, au mépris des salariés et de leur savoir-faire.
Ce désengagement est d’autant plus scandaleux que le bureau d’études a bénéficié d’aides publiques, notamment le crédit d’impôt recherche. Une fois de plus, l’argent public a servi à accompagner un groupe qui, depuis de nombreuses années, supprime des emplois et ferme ses sites en France. Sacrifiant ainsi les savoir-faire et l’avenir industriel de notre territoire.
Cette fermeture s’inscrit donc dans cette stratégie de désengagement. Bosch employait près de 1 000 salariés sur le site vénissian. Il ne reste que 40 salariés, dernier rempart d’un savoir-faire industriel reconnu, aujourd’hui sacrifié.
Dans la même communication, le groupe annonce aussi la fermeture du site de Moulins dans l’Allier, d’ici la fin de l’année supprimant ainsi 270 emplois. Bosch confirme sa stratégie de retrait, planifiée et organisée, de l’industrie en France.
Les salariés, qui ont tenu bon face aux restructurations successives et défendu jusqu’au bout un savoir-faire reconnu, ne peuvent être les victimes collatérales de cette stratégie. Bosch doit assumer pleinement ses responsabilités et l’État doit mettre fin au financement d’entreprises qui organisent la casse industrielle et la destruction de l’emploi.
Sur le site vénissian, il ne resterait que Bosch Rexroth. Le groupe Bosch doit s’engager à stopper ses destructions d’emplois et de sites et garantir un avenir aux salariés de Bosch Rexroth.